Interview with Amal Belabbes

Interview avec Amal Belabbes

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Amal Belabbes s’est installée à Marseille il y a cinq ans. Entre l’énergie vibrante de la ville et ses racines marocaines, elle s’est construit une vie qui lui ressemble pleinement.

Styliste, chineuse de pièces vintage et bientôt maman de deux enfants, Amal a créé Shoppe La Story avec une conviction profonde : les vêtements et les objets ne prennent tout leur sens que lorsqu’ils racontent une histoire.

Son approche de la mode et de la décoration intérieure est la même : un savant mélange de styles, des choix réfléchis et une forte dimension symbolique. « Quand j’habille une pièce, j’ai besoin qu’elle raconte une histoire. » Pas d’uniformité, pas d’espaces sans âme. Simplement des pièces choisies avec soin, chacune ayant sa raison d’être. Un joyeux désordre chargé d’histoire, comme elle aime le décrire.

La durabilité s’inscrit naturellement dans cette philosophie. Bien avant que le vintage ne devienne une tendance, Amal était déjà séduite par le caractère unique des pièces anciennes et la qualité de leurs matières. Aujourd’hui, elle applique les mêmes exigences aux marques qu’elle choisit : des produits bien conçus, fabriqués de manière éthique et porteurs de sens, au-delà de leur seule esthétique.

Avec l’arrivée de leur deuxième enfant, sa philosophie de vie reste inchangée : « Nous n’avons pas le temps, nous avons le temps. » Une invitation à ralentir, à faire des choix conscients et à laisser la maison évoluer au rythme de la famille.

Nous sommes fiers que les pièces Nobodinoz aient trouvé leur place dans l’univers singulier d’Amal, où chaque objet a une histoire à raconter.

Miroir Heju x Nobodinoz

Bienvenue dans la communauté Nobodinoz, Amal ! Pourrais-tu te présenter ?

Bonjour, je m’appelle Amal, j’ai 35 ans, je vis à Marseille depuis cinq ans maintenant et je suis une grande passionnée de vintage. Les vêtements et les objets qui racontent une histoire, c’est quelque chose qui m’anime énormément au quotidien, à tel point que j’ai décidé d’en faire mon métier ! Je chine des vêtements vintage que je revends sur Instagram sous la forme de mon concept SHOPPE LA STORY, et je suis styliste par ailleurs.

Tu t’es fait connaître sur les réseaux sociaux grâce à ton œil aiguisé pour les vêtements vintage, que tu proposes à la vente à travers « Shoppe la Story ». Comment ce projet a-t-il vu le jour ?

SHOPPE LA STORY est né de la nécessité de vider mon dressing lorsque je vivais encore à Nancy, avant de déménager à Marseille. Je chine depuis mon plus jeune âge et, forcément, j’ai amassé des tonnes et des tonnes de vêtements vintage. J’ai dû me séparer de nombreuses pièces et, comme je n’avais pas la patience de le faire via Vinted, j’ai switché sur Instagram, en story, en mettant en scène mes pièces phares, en créant des silhouettes 100 % vintage, tout ça sur une bande-son, parce que la curation musicale est également l’une de mes grandes passions. Le projet est donc clairement né d’une flemme, à la base !

Fauteuil-pouf Ziggy en Red teal green stripes

Devenir maman pour la deuxième fois marque un magnifique nouveau chapitre. Comment cette seconde grossesse a-t-elle influencé ton rapport au style et à la mode ?

Cette seconde grossesse n’a fait qu’enrichir mon rapport au vêtement. Il y a un côté tellement « challengeant » que ça devient presque un terrain de jeu ! Sortir du combo classique legging-sweat que l’on voit souvent passer relève presque de la mission ! Et comme j’adore ça, le challenge dans le vêtement, cette seconde grossesse n’a fait que confirmer mon amour profond pour le vêtement, loin du côté superficiel que l’on a tendance à lui attribuer.

Avec l’arrivée de ton deuxième enfant et une carrière bien remplie de styliste et de consultante, ton quotidien s’apprête à évoluer. Comment envisages-tu de trouver un équilibre entre ta passion professionnelle et cette nouvelle aventure familiale ? As-tu une philosophie particulière pour gérer ton temps ?

J’ai un mantra qui est : « On n’a pas l’heure, on a le temps », souvent au plus grand désespoir de mon entourage (rires). Mon activité est basée sur une démarche slow ; mon mode de vie est tout aussi aligné avec cette philosophie. Je n’ai anticipé aucun plan précis pour répondre à ce nouveau quotidien qui nous attend et j’ai appris que, comme pour tout ce qui concerne la maternité, on ne fait pas toujours comme on veut, mais surtout comme on peut ! Alors, advienne que pourra :) On s’adaptera au contexte, quoi qu’il arrive.

La transmission et l’héritage culturel occupent une place importante dans ton histoire. Comment intègres-tu tes racines marocaines dans ton quotidien ?

J’adore cette question ! De façon assez naturelle, je dirais. Par le langage, la cuisine, les voyages, certains objets dont j’ai hérité de ma maman, qui me rappellent sa personne, mais également nos racines. Le dialogue est très important pour moi. J’avoue avoir un besoin très fort d’échanger régulièrement à ce sujet avec mon entourage et je me fais un point d’honneur à ce que mes enfants portent fièrement cette magnifique culture dont nous avons hérité.

Que représente la mode pour toi ? Où puises-tu ton inspiration chaque matin pour composer tes tenues ?

Je ne saurais en donner une définition précise, tant le vêtement me transcende et constitue une extension de ma personne. C’est la mode qui m’a permis, et me permet encore aujourd’hui, de conserver ma dignité dans une société qui, parfois, nous rejette pour ce que l’on est. Je puise mon inspiration dans mon quotidien : les gens dans la rue, que j’observe énormément, quels que soient leurs milieux. J’ai une vraie passion pour les tenues que portent certaines personnes âgées, surtout les chibanis ! Je puise mon inspiration dans la musique, le cinéma, les magazines papier. Et puis, à force de chiner et de m’amuser avec le vêtement, il devient plus facile d’imaginer et de concevoir des silhouettes, je crois !

Table de nuit Heju x Nobodinoz

En choisissant des vêtements vintage, tu privilégies une consommation plus consciente. Accordes-tu également de l’importance aux marques de mobilier qui placent la durabilité au cœur de leurs engagements ? Quelles sont les qualités qu’une marque doit avoir pour te séduire ?

C’est une question très intéressante. À vrai dire, lorsque je suis tombée dans le vintage, j’avais avant tout la volonté de me démarquer grâce à l’unicité de ces pièces d’une autre époque, aux matières nobles. Progressivement, et à force d’en consommer, j’ai développé un besoin d’aller vers plus de durabilité dans le vêtement et le mobilier déco, puisque c’est ce qui, selon moi, permettait d’aller vers davantage de qualité. Je suis donc très sensible à cela. Et au-delà de la durabilité des matières premières, il est absolument primordial pour moi que la marque soit alignée d’un point de vue éthique, en respectant les personnes qui travaillent derrière.

En tant que styliste, tu as un regard professionnel sur les silhouettes, les textures et les couleurs. Quels parallèles fais-tu entre habiller une personne et « habiller » une pièce ? Ton approche du stylisme influence-t-elle directement ta manière de décorer ton intérieur ?

Totalement !!! De la même manière que je vais mettre de la symbolique derrière un vêtement ou une silhouette, je vais rechercher cette même symbolique dans l’objet ou le mobilier déco. Lorsque « j’habille » une pièce, j’ai besoin que celle-ci puisse raconter une histoire. J’ai donc beaucoup de mal avec les intérieurs très « uniformisés » et qui manquent d’âme.

Lit junior avec barrières de sécurité Latitude

Si tu devais résumer la philosophie de ta décoration intérieure en un mot ou une courte phrase, quelle serait-elle ?

Un joyeux bordel empreint d’histoire !

Tu as sélectionné quelques pièces Nobodinoz pour compléter ton bel appartement. Qu’est-ce qui t’a séduite dans ces produits et comment envisages-tu de les intégrer à ton univers déco ?

Je craque totalement pour les touches de couleurs et les motifs absolument bien exécutés chez Nobodinoz. On ne tombe jamais dans le « too much cheap » ; la dose de folie est juste parfaite à mon sens. Ça, et le design apporté à chaque pièce, qui sort de l’ordinaire tout en gardant cette pointe d’intemporalité qui m’est chère.

Pour terminer, nous aimerions connaître tes adresses préférées à Marseille : cafés, concept stores, marchés et lieux incontournables pour les amoureux du design. Quels sont tes coups de cœur ?

Pour les cafés, j’adore Cornbread pour son côté brut et authentique, mais également Lala Café, qui propose une sélection de vêtements, d’accessoires et d’objets chinés au Maroc !

En matière de concept stores : Good Design Store, Aussih ou encore La Maison Marseillaise, pour une sélection pointue d’objets et de mobilier neuf.

Joli Rouge et Eccho restent mes favoris en matière de mobilier chiné. Les sélections sont extrêmement pointues ! Il y a également la Komu, un concept store vintage qui a ouvert récemment et qui est vraiment méga cool. J’adore l’énergie !

Couverture matelassée